Lire le journal me brule les mains (travail en cours)

Mains en paraffine, journaux brûlés.


Je décide d'honorer chaque journée par une fleur.

Cette nouvelle création est en cours de réalisation. Chaque jour, depuis le 16 Octobre 2015, je cueille une fleur dans des circonstances expliquées par un texte, et je la recouvre de paraffine.
Chaque jour, ces fleurs s'en trouvent effacées et conservées, rituellement.
Un double jeu paradoxal ; celui de la vie.
Ainsi, le tableau de la fleur effacée, est comme une porte vers un autre monde.

Je ne sais pas le point d'arrêt de cette création, mais j'ai décidé d'en faire mon quotidien pendant au moins une année, 365 jours…

Je vous invite à découvrir les créations jour après jour sur Facebook.
Voici un texte écrit par Annick Bureaud, critique d’art, commissaire d’expositions et organisatrice de manifestations, chercheure et enseignante indépendante dans le champ de l’art et des technosciences.

Le long mur de la salle Espalioux du centre d'Art Contemporain "Les mille tiroirs"(Ariège/Pamiers), accrochage des 2 premiers mois de "Je décide d'honorer chaque journée par une fleur". Du 15 janvier au 12 février 2016, dans le cadre de l'exposition "Le propos des plantes".
16 Oct. 2015 - Fleurs001
Je décide d'honorer chaque journée par une fleur.
La première m'a été offerte lors de mon vernissage, Jeudi 15 Oct. à la galerie Hors-Champs.
C'est une petite fleur, délicate, qui est comme un porte-bonheur.
Je la coupe, l'écrase légèrement et la recouvre de paraffine.
La fleur s'en trouve effacée et conservée.
Un double jeu paradoxal : celui de la vie.
20 Oct. 2015 - fleurs005
Je décide d'honorer chaque journée par une fleur.
Celle-ci est une "pauvre" fleur (un pissenlit), trouvée sur le sol du métro, Gare de Lyon.
Elle était toute cabossée, piétinée, poussiéreuse ; les passants marchaient dessus sans faire attention à elle..
En la récupérant, j'ai l'impression de l'avoir sauvée de l'anéantissement total.
Je la recouvre de paraffine, le jaune de ses pétales se répand un peu.
Par la paraffine, elle s'en trouve effacée et conservée.
Un double jeu ; celui de la vie.
22 Oct. 2015 - fleurs007
Je décide d'honorer chaque journée par une fleur.
Près de l'atelier de gravures, où je me rends, quelques fleurs poussent ça et là : de ces fleurs qui semblent fragiles, d'un rose-violacé, et reliées par un entrelacs de fines racines, tiges, feuilles...
Avec ces glanages de fleurs, je continue d'expérimenter la trouée de la ville ; des points d'incandescence, qui flottent dans l'espace quelques minutes par la contemplation d'une fleur. Je l'écrase légèrement et la recouvre de paraffine.
Dans la paraffine, elle s'en trouve effacée et conservée.
Un double jeu ; celui de la vie.
23 Oct. 2015 - fleurs008
Je décide d'honorer chaque journée par une fleur.
Je marche dans une zone parisienne, bordée de travaux : un carrefour que l'on modifie, une route que l'on érige au dessus de rails... De la poussière, du bruit, de l'agitation en tous sens, une cadence infernale.
Pourtant, malgré ce travail acharné, la zone s'offre par-ci, par-là, une pause champêtre : quelques bosquets de verdure où poussent quelques fleurs qui rappellent la campagne perdue.
Je m'empresse d'en cueillir quelques échantillons.
Je les écrase légèrement et les recouvre de paraffine.
Dans la paraffine, les fleurs s'en trouvent effacées et conservées.
Un double jeu ; celui de la vie.
28 Oct. 2015 - fleurs013
Je décide d'honorer chaque journée par une fleur.
C'est une petite fille qui m'offrit ce bouquet de fleurs aujourd'hui.
Dehors, au café de l'Institut Suédois, une cour pavée, où poussent, ça et là, des petites marguerites.
La voyant ramasser des fleurs, je lui explique le travail entrepris avec la paraffine : elle me tend alors un petit bouquet.
La poésie de son geste contribue à donner un autre sens à ce rituel quotidien. La ville se colore de nos liens et certains lieux urbains favorisent l'échange de regards, de tendresse et deviennent puissance régénératrice.
Je transporte délicatement ces fleurs, et les recouvre de paraffine. Elles s'en trouvent effacées et conservées.
Un double jeu ; celui de la vie.
30 Oct. 2015 - fleurs015
Je décide d'honorer chaque journée par une fleur.
Une promenade dans le 13ème arr. de Paris, m'amène devant un terrain vague.
Un terrain vague, ça brise, tord l'ordonnancement d'une ville. Il y a une forme d'abandon, qui est un entre-deux, comme son nom. Une parcelle inutile où fleurit, - étonnamment -, de la lavande.Tout autour, les Tours attrapent ce qu'il reste de lumière, en cet après-midi d'Automne.
Je coupe quelques brins de cette lavande et les recouvre de paraffine..
Les fleurs s'en trouvent effacées et conservées.
Un double jeu paradoxal ; celui de la vie.

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Performance autour du livre "La psychanalyse du feu" de Gaston Bachelard

Pour la première fois, dans le livre "Psychanalyse du feu", Gaston Bachelard, propose de fonder une "chimie" de la rêverie, en analysant l'emprise psychologique du feu dans l'esprit humain. Je réalise actuellement une performance filmée, autour de ce livre, donnant lieu à des créations en paraffine. Chaque soir, une page est lue, puis brûlée, jusqu'à épuisement du livre de G. Bachelard. Un livre sera publié à l'issu de la performance avec des photos de chaque œuvre obtenue... Une vidéo est mise en ligne jour après jour et rend compte de cette création. Commencée le Vendredi 20 Mars 2015, vous pouvez donc regarder les premières vidéos, celle concernant la couverture (Bachelard000) puis celle concernant la première page lue (Bachelard001), puis les suivantes…
En vous abonnant à ma chaine Vimeo vous pouvez regarder les publications jour après jour.
Vous trouverez égallement des photos supplémentaires sur ma page Pinterest.

Si je brûle ce livre, c'est pour sortir du sens premier du texte, pour en saisir la véritable essence : entretenir la création de sens et ajouter de l'absolument nouveau. Le livre se constitue dans son retrait, son effacement, sa brûlure... Après tout, ce livre "Psychanalyse du feu", n'a-t-il pas été écrit pour être brulé ? (La paraffine, en milieu médical, sert aussi a préserver les échantillons dans l’attente de possibles recherches. On peut alors imaginer les possibles investigations dans le futur sur ces cendres protégées dans la paraffine)


Portraits de Bachelard (travail en cours)

Réalisés en paraffine sur bois noir. Format 100 x 80 cm.


Exposition à la galerie Hors-Champs, Paris.

"Ce qui est retenu" :
exposition d'Annabel Aoun Blanco et d'Isabelle Bonté-Hessed2, du 15 Octobre au 6 Décembre 2015.
A la Galerie Hors-Champs, 13 rue de Thorigny, 75003 PARIS.


Que devient la blancheur quand la neige a fondu ? (*)

Continuant à travailler son propos sur la disparition, l'effacement, la mémoire, je tisse (début Mars 2015), toute une exposition, autour d'une histoire personnelle, celle de son arrière-grand-mère.
Voici :
"Avec une alternance non savante de paraffine et d'encre noire, j’ai brodé mon histoire. Point par point les oublis qu’elle contient, la surprise non feinte de ses absences, la lumière qui naît, et meurt instantanément, en fonction des disparitions dans lesquelles elle s'avance.
Avec une application non savante j’ai brodé à même la trame de la vie.
Avec une application non savante, je me suis brodée aux phrases de cette histoire, frondaisons renaissantes qui furent miennes.
Car ici, les endroits brûlants où l’existence se joue coûte que coûte, radicalement, à la seconde, impératif vital et violent, se rejoignent.
Elle, - mon arrière grand-mère -, un jour, en vacances à Blonville, avec son mari et ces 2 jeunes enfants.
Rien ne s’annonce du jour qui vient...
Les flammes ont fait d’abord le sol noir ; puis ont fait régner dans la maison, un ciel incandescent, avec un rire gourmand d’obscurité sans fin, détruisant, ravageant et emportant les 2 jeunes enfants, comme un lit de rivière se creusant à la vitesse des dieux.
Les enfants disparus, - elle -, eu l’hiver froid en banderole de souvenirs, glaçant son âme, emportant ses cheveux vers la blancheur, cicatrice du temps arrêté.
- Elle -, elle eut de nouveau, 2 enfants, qu'elle nomma, dans une tentative de résurrection, des mêmes prénoms des disparus dans l'incendie, dont ma grand-mère.
C’est ainsi qu’elle souriait. C’est ainsi qu’elle parlait. C’est ainsi que ses yeux se posaient sur le monde. Et c'est ainsi qu'elle riait, car elle riait beaucoup et s'amusait de peu. Elle aimait la vie".

Cette exposition prend un caractère mémoriel en évoquant le souvenir de ce drame et son dépassement. C'est l’occasion de découvrir une œuvre singulière, corpus composé de séries qui travaillent la disparition, l'effacement avec comme support un matériau qui prend corps avec cette thématique : la paraffine.
Cela va de portraits, et de paysages réalisés à la paraffine, d’une vidéo qui s'estompe au fil de la lecture , en passant par des installations/sculptures évoquant la mémoire...

(*)Phrase, de William Shakespeare.


Dédale de Mots

Du 14 Mai au 14 Juin, Dédale de Mots une installation d'Isabelle Bonté, s'installe au Centre Pompidou (Beaubourg) au Studio 13/16 ! Dédale de mots est une installation interactive.
Vous répondez à une question via des tweets ou des SMS qui sont repris dans un nuage de mots constituant une œuvre collective. Créé pour la première fois lors de la Nuit Blanche à Paris en 2007, sur la Dalle des Olympiades, puis présenté dans une deuxième version à Futur en Seine en 2012. Isabelle Bonté explique le fonctionnement dans cette interview.
Cette installation évolue encore vers une recherche biologique avec un laboratoire de recherche : courant 2015.

Beaubourg, mots, nuages de mots, SMS, tweeds, Centre Pompidou,  Studio 13/16, Isabelle Bonté, participatif, interaction, collectif, installation, portable, art contemporain, artiste numérique
©Centre Pompidou



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Équation différentielle stochastique

Une création numérique d'Isabelle Bonté, avec les ouvriers de PSA-Aulnay / à la Maison des Métallos du 08 au 12 Janvier 2014.
Installation numérique basée sur les témoignages d'ouvriers de PSA-Aulnay recueillis en 2012/2013.
Usine de PSA-Aulnay : cette usine ferme, licencie.
Des chiffres tombent : 3000 licenciements...
Dépossédés de toute humanité pour n'être plus que des chiffres du chômage, des nombres sans visage, les ouvriers de PSA-Aulnay ont accepté de participer à un travail artistique avant que cette usine d'Aulnay ne ferme. Dans cette installation, il s'agit de créer un lieu d'arrêt, d'écoute autour d'une création dans laquelle chacun puisse s'investir : bien plus fort qu'une simple écoute, c'est en caressant les mains que l'on entend ces ouvriers. Les mains étant la mémoire de leur métier, leur mémoire d'ouvrier, c'est à travers elles que ces témoignages seront dits. Il s'agit de prendre le temps d'aller à la rencontre de l'Autre et d'en faire jaillir ce qui en est vivant ! Et qui sait peut-être leurs lignes de vie nous diront-elles aussi quelque chose de l'avenir... Des peintures d'Isabelle Bonté, réalisées à la paraffine accompagnent cette installation.
Que nous dit le titre de cette création ?
Une équation différentielle stochastique modélise des trajectoires aléatoires, tels les cours de la bourse. Les nombreuses opérations d'achat ou de vente en bourse ne sont pas prévisibles et sont donc souvent représentées par un processus stochastique, autrement dit un modèle aléatoire. Ces systèmes aléatoires et chaotiques, ce système financier gargantuesque, ces banques instables, et cette absence de contrôle gouvernent notre économie... et génère une économie qui rentre en contradiction avec la société, le chômage étant une des conséquences la plus visible. Ce qui est bon pour la finance est-il aussi bon pour le pays ? Car oui, le monde fonctionne ; mais existe-t-il ?
Plus d'info sur le site de la Maison des Métallos.


Summer show

Exposition du 24 Juillet au 11 Sept. 2012 à la Galerie VivoEquidem, 113, rue du Cherche-Midi, 75006 Paris.

Mes dernières créations dans le cadre d'une exposition collective.
Dessins à la paraffine.
Vernissage le Jeudi 26 Juillet de 17h à 20h00.
Voici quelques extraits de ce que vous pouvez voir :


Le ponton poétique

Festival DIG@RAN, du 29 Juin au 8 Juillet en Espagne (Val d'Aran).

« Passer un pont, traverser un fleuve, franchir une frontière, c’est quitter l’espace intime et familier où l’on est à sa place pour pénétrer dans un horizon différent, un espace étranger, inconnu, où l’on risque, confronté à ce qui est autre, de se découvrir sans lieu propre, sans identité.
Polarité donc de l’espace humain fait d’un dedans et d’un dehors.
Un dedans rassurant, clôturé, stable, un dehors inquiétant, ouvert, mobile. Pour être soi, il faut se projeter vers ce qui est étranger, se prolonger dans et par lui.
Demeurer enclos dans son identité, c’est se perdre et cesser d’être.
On se connaît, on se construit par le contact, l’échange, le commerce avec l’autre.
Entre les rives du même et de l’autre, l’Homme est un pont. »Texte de Jean-Pierre Vernant, « La traversée des frontières », Seuil, 2004.

Le ponton poétique est un dispositif interactif et sonore. Un ponton qui sert autant à embarquer, quitter sa terre, voyager qu’à débarquer, partir vers l’inconnu, découvrir l’autre.
Les sons enregistrés sont sélectionnés, travaillés pour constituer une gamme de moments sonores.
Un clavier géant
Le ponton est équipé de capteurs pour se transformer en clavier.
Au hasard de déplacements et rencontres sur le ponton, les visiteurs apprivoisent les différents moments sonores. L’expérience guide naturellement vers un jeu chorégraphique et d’improvisation sonore, instant privilégié de rencontre et d’écoute, vers une parole autre.
Précédentes présentations : Nuit Blanche Paris en 2006 et 2007, Nouvel An Chinois 2007, au festival Digitalement Vôtre Paris 2010.


nuagesdemots.com

Du 15 Juin au 17 Juin : Futur en Seine, au 104 dans le Village des Innovations avec "nuagesdemots.com" avec Digitalarti.

Sur un écran, un nuage de mots, se forme, de façon automatique et dynamique, au fur et à mesure des envois de sms ou de twitt répondant à la question: "Et vous le futur vous le voulez comment?".
Voir l'interview sur Digitalarti.

Cette création part du principe que l’être humain est en relation avec son espace vécu :
interroger l’espace social, au travers de protocoles esthétiques producteurs de savoirs et d'expériences, inducteurs de transdisciplinarités, créateurs de nouveaux repères, d'autres partages du sensible, d'autres visibilités et régimes de vérité.
C’est dans et avec le monde que l’on crée : toujours…

(Une première version de cette œuvre « nuagesdemots.com », composée de mots projetés
sur un mur, a été créée et présentée dans le cadre de la Nuit Blanche 2007 par Isabelle
Bonté, version qui a rencontré du succès mais demandait à être améliorée tant du point
de vue technique que du point de vue de la présentation).


Fables fraîches pour un jour de fête

Exposition du 22 Sept. au 17 Déc. 2011 à ISELP.

Un lieu, une histoire
Septembre à Décembre 2011, l’ISELP fête ses 40 ans, ainsi que l’inauguration de son nouveau bâtiment . Isabelle Bonté propose une installation qui relie les 2 bâtiments de l’Iselp : le nouveau et l’ancien. Une installation qui permet de symboliser le lien, mais également, qui parle de mémoire, d’histoire et bien sûr de fêtes. Cette installation est faîte à partir de « gaines de ventilation », matériaux de construction et donc, permet d’imaginer que l’on a simplement sorti des murs et du sol ces gaines déjà existantes dans les bâtiments.
On peut également écouter en mettant son oreille contre certaines gaines, ou voir en regardant à l’intérieur, des sons et des vidéos qui parlent d’histoire, de mémoire et bien sûr de fête. Une installation ‘plastico-vidéo-sonore’, autour de l'acte mémoriel.
Des sons émergent de cette sculpture sur la partie extérieure, c’est-à-dire dans le passage entre les deux bâtiments. Une mémoire sonore en quelque sorte patrimoniale qui appartient de fait à tous ceux qui veulent bien la faire ressurgir et l'écouter comme des traces stratifiées de notre histoire, à la fois ici et là-bas. Ce dispositif sonore nous fait entendre moult sons de fêtes, d'appels à la célébration, de tous pays. Sauts et croisements géographiques et temporels qui réactivent une mémoire à la fois locale et planétaire.
Des images-vidéo peuvent être visionnées à l’intérieur de cette sculpture, dans les lieux intérieurs d’exposition de l’ISELP. Une mémoire visuelle en quelque sorte matrimoniale, qui retrace sous forme de petites vidéos, les fêtes de notre enfance, croisant celles des commémorations officielles. Un jeu visuel où se confronte le temps de l’adulte et celui de l’enfance. Jouant sur les lumières de la fête, ces images oscillent entre une approche concrète et une construction abstraite, véritable sculpture d’images.


N 分钟影像艺术节 N Minutes video art Festival

N Minutes Video Art Festival will land in Shanghai on Sept.8th, 2011. With the theme “Urban Skin”, It is the first grand public-space project in Shanghai by Li Ningchun, the curator. N minutes Video Art Festival integrates art with urban spaces. From September to October, there will be a series of night events on Nanjing Road, Huaihai Road, many city plazas and creative spaces. It will draw both international and domestic attention and participation. This first series consists of video shows in urban spaces, N-minutes video art substituting commercial ads. Its aim is to influence the public, and promote interaction of the city with art, entertainment. More than 40 famous video artists both from home and abroad will bring nearly 80 works into the city - that urban skin. Thus, video art will be available for the public and enrich Shanghai urban skin.
艺术家 ARTISTS 陈航峰|Chen Hangfeng |陈侗|Chen Tong|陈劭雄 |Chen Shaoxiong| 陈勇为|Chen Yongwei|冯梦波|Feng Mengbo |胡介鸣|Hu Jieming |华军|Hua Jun |蒋志| Jiang Zhi| 梁玥 | Liang Yue|李消非|Li Xiaofei |李明|Li Ming|刘国强|Liu Guoqiang |陆春生 | Lu Chunsheng | 石至莹 |Shi Zhiying|宋涛|Song Tao|孙逊 | Sun Xun |吴鼎|Wu Ding |王超|Wang Chao| 王欣|Wang Xin |没顶公司 |MadeIn Company|杨振中|Yang Zhenzhong|杨泳梁|Yang Yongliang|叶凌翰|Ye Linghan| 赵晨|Zhao Cheng|张培力 | Zhang Peili|周明|Zhou Ming Alberto Alix Garcia(Spain)|Annie Ratti (Italy)|Atsara (France) |Ben Houge(US)|Cindy Ng Sio Leng (Macao) |Isabelle Bonté (France)|Nam Hyojun 南孝俊(Korea)| Tobias Rosenberger (Germany)|Franck Scurti (France) |Stefan Nikolaev (Bulgaria) |Tuomas Laltinen(Finland)


Ponton sonore

Du 30 novembre au 9 décembre 2010, Isabelle Bonté a présenté une oeuvre dans le cadre de la manifestation artistique : «Digitalement vôtre » temps fort pluridisciplinaire autour de l’art numérique et du multimédia à La Maison des Métallos, Paris XIè, en partenariat avec le magasine MCD (Musique et Cultures Digitales), avec une MCDate le 4 décembre 2010 (voir sur le site de l'association DEDAL(L)E).

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Fragility and Uncertainty.

Exposition du 24 Octobre au 20 Novembre 2010 in WebstertLeiden Art Gallery à Leiden, Pays-Bas.


De l'incertitude et de la fragilité du visible

Dans ces dessins, faits d’encre de chine et paraffine, il s’agit de donner à voir l‘incertitude et la fragilité du visible. Ces dessins invitent celui qui regarde à combler les absences, à relier les morceaux, et à participer par là même à la création. Du 30 août au 22 octobre exposition à la galerie TheGalleryGarden à Bruxelles, 206 rue Stevin. Quelques exemples:

Promenade urbaine et installation artistique les 12 & 13 Juin 2010

Les "Boisseaux de la terre #2"
Une histoire marque le territoire de la ville de Chilly-Mazarin et la fragmente en deux villes : « Chilly bas » et « Chilly haut »… comme deux entités avec un vécu différent.
Pourtant un réseau fait lien entre tous ces espaces, un réseau invisible bien que présent, qui parcourt la ville tel un tissage : les canalisations. Enfouies dans le sol, elles relient tous les habitants entre eux sans qu’ils en aient conscience.
Alors, en mettant à jour cette circulation par des tuyaux apparents, il se produit des liens inédits entre différents lieux de Chilly-Mazarin : un parcours sonore et visuel.
Et à la Mairie, une sculpture de tuyaux : de certains tuyaux sortent des sons mêlant histoire et présent ainsi que des vidéos, courts moments d’images poétiques de mes déambulations dans la ville, entre visible et invisible.

RDV 82 rue de Gravigny, 91380, Chilly-Mazarin
le Samedi 12 Juin 2010 à 14h et le Dimanche 13 Juin 2010 à 11h ou à 16h
Durée : 1h.

Archive photo sur le site http://www.dedalle.fr/

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Le silence n'existe pas.

Synopsis: « Je m’avance devant l’écran : j’y vois une femme en tchadri, voile complet que porte les femmes afghanes….En m’avançant vers cet écran, ma présence déclenche un retrait du voile et je vois apparaître un visage souriant, content …. Je pense avoir tout vu de la vidéo, aussi je fais demi-tour et je quitte l’écran. Alors des images de lapidations viennent remplacer ce visage souriant… j’ai beau retourner vers l’écran : rien à faire… Ces images défilent imperturbablement jusqu’à retourner à ce visage en tchadri… »

Objectif : Au travers du thème de la liberté de la femme, cette installation parle de la responsabilité de notre regard et de notre engagement : quels sont les conséquences lorsque nous cessons cet engagement ?

Comédienne : Alexandra Moussai.
En co-production avec le Cube-Art3000, Issy-les-Moulineaux

Nuage de mots

Oeuvre de Social Computing, c’est-à-dire une œuvre de construction collective au moyen du téléphone portable. Cette technologie prend en compte les besoins d’interactivité et d’implication de chacun. Le dispositif consiste en un écran de grande dimension, disposé face au public, sur lequel défile une question : « Qu’est-ce qu’exister ensemble ? » Chacun est invité à répondre par envoi de SMS depuis son téléphone portable. Chaque mot du SMS est mis dans un espace de données, puis apparaît sur l’écran : les mots les plus usités figurent à la périphérie et les moins employés au centre. De plus, la typographie des mots est plus ou moins large en fonction de leur fréquence. En envoyant des SMS, le visiteur devient acteur de la construction d’un espace social, par un instrument considéré jusques là comme individualiste. Des images en mouvement en contrepoint des mots viendront animer l'écran, images de ville où apparaissent et se dissolvent les ombres des passants. Une première version de cette œuvre uniquement composée de mots, a été présentée dans le cadre de la Nuit Blanche 2007, sous le titre "Heure bleue". Un vif intérêt a été rencontré auprès des passants qui ont contribué à cette œuvre participative.

Le souffle du temps (Ayin)

Présentée dans le cadre d’une installation interactive :
cette vidéo, « le souffle du temps (Ayin*)» est, dans le cadre de cette interactivité, une œuvre collective car elle demande une implication de chaque spectateur pour la faire exister. Fragilité de la mémoire, fragilité des images : dans la texture d’un brouillard, chacun pourra jouer avec le moment même où la forme se défait et devient méconnaissable pour redevenir brouillard : disparition nécessaire pour la puissance de la réapparition. Ainsi se crée une tension entre présence et absence, tension à l’œuvre dans l’idée même de mémoire (à laquelle renvoie la notion de patrimoine).
Sans cette interactivité, le « souffle du temps (Ayin)» est aussi une déambulation poétique dans un moulin où, par un collage expressionniste, l’encre jaillit des rouages pour se faire lettre.C'est un voyage dans l'écriture, où les 4 éléments (Eau, Feu, Terre, Air) s'enchaînent dans la logique d'un ordre de mutation.

Images, réalisation et montage :  Isabelle Bonté
Son : Luc Martinez – Isabelle Bonté
En co-production avec le Cube/Art3000 / Issy-les-Moulinaux
Commande de la ville de L’Haÿ-les-Roses pour les Journées du Patrimoine, les 19, 20 et 21 Sept. 2008

La lettre a deux visages (Dalet)

La lettre a deux visages… D’une extrémité, la plume écrit : encre noire sur papier blanc. De l’autre s’écrivent des lettres de souffle, lignes invisibles de mots qui naissent dans l’air…

La lettre possède deux visages, visible et invisible, ordre et chaos.

Réalisation, images et montage : isabelle Bonté
Musique : Sébastien Roux sur les conseils de G.Aperghis.
Août 2009

Le voyage d'une étincelle (Vav)

Puisque la lettre a deux visages,dans le « voyage d’une étincelle (Vav) », c’est le chaos, la destruction qui dominent... Nos âmes en exil, sont comme des étincelles dispersées aux quatre coins du monde, et la souffrance est parmi nous. Comme ces SDF, qui chaque jour, sont laissés pour compte, exclus dans nos rues...

Réalisation, images et montage : Isabelle Bonté
Musique : Studio 1bis
Novembre 2009

Histoires secrètes (Tav)

La lettre possède deux visages, visible et invisible, ordre et chaos.
Dans "Histoires secrètes (Tav)", la construction domine cette dualité : ce voyage dans l'écriture s’accompagne d’une déambulation poétique où l'amour est présent, par des images qui mêlent la sensualité des mains qui caressent la peau et les mains d'un boulanger qui fabrique son pain.
La caresse dit la lumière de la peau, trace les lettres du vivant : le texte est un voile.
Cette vidéo a pour trame sonore l’histoire de Don Quichotte et la barque enchantée.

(Couleur, 8min50, réalisation, montage et son : Isabelle Bonté)

Les boisseaux de la terre

Un scénographie "sonore" …..

Sous forme de "cartes postales sonores", ces tuyaux accompagnent le cheminement des visiteurs dans leur déambulation.
C’est un travail à la fois travail de mémoire et de poésie… qui peut  se décliner à l’infini….
L'installation consiste en des tuyaux "plantés" dans le sol, donnant l'illusion d'entendre la mémoire du sol (en l'occurrence , sur cet photo,une rivière qui n'existe plus), mais il est tout à fait possible de faire parler le "ciel".....et par là de signaler de façon sonore ce "venus d'ailleurs" par l'écoute.

((réalisés pour les journées du Patrimoines des 20 & 21 Sept. 2008)

Les boisseaux de la terre
photo: © JP LE NAI

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Ombres

A la Cité des Sciences jusqu'à mai 2008

Un Homme est-il Homme parce qu'il a un corps d'Homme ou parce qu'il parle la langue des Hommes,
que sa parole le fait entrer dans la culture et la possibilité non seulement d'"être",
mais aussi de se dire, de se raconter, de dire ce qu'il "désire être" ?
Dessins 2m50/1m20 . peinture glycéro noir sur papier.
chaise
chaise
chaise

La chaise vide

Comment dire le monde ?
Comment dire l’Homme dans le monde ?

C’était la temête
Et ce jour là, j’ai vu voler une chaise.
Une chaise vide.

C’était un objet se défaisant de la coïncidence avec son utilité : perte de l’objectivation, de la maîtrise de l’objet, du pouvoir sur le monde.
J’ai voulu donner à voir la chaise, non pas en ce qu’elle est mais dans son en-train-d’être et son en-train-de-naître ; parce qu’être Homme signifie être dans un projet, dans une ouverture au futur.
Le travail autour de la chaise, par ses matériaux, son évidemment, sa structure fragilisée du vide et de sa construction, reflète mon questionnement sur le fragile et l’absence.
La chaise se montre sans se montrer, apparaît sans apparaître, se manifeste sans se manifester, le vide rendant possible son invention autre ; ce qui permet de l’arracher à toute assignation d’une essence, et à l’ouvrir au futur.
Ainsi la relation avec le monde, c’est l’absence de monde ; non pas absence pure et simple, non pas absence de pur néant, mais absence dans un horizon d’avenir, une absence qui est le temps.
Le vide de la structure de ces chaises met en scène le symbole de la place vide comme moment nécessaire de la dé-signification, fracture de la totalité.
Elles deviennent ainsi une interrogation sur le corps humain et par-là ouverture du monde à lui-même et à son futur : quittant son statut d’objet bien clos et circonscrit.
Le rapport à l’objet n’est plus un parcours total, totalisant, parce qu’on ne peut jamais saisir le monde,
seulement le « caresser »(expression de Lévinas)


Isabelle Bonté (2005-2006)

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Primo Levi, construction du mur

Primo Levi vidéo: la lettre a deux visages

Primo Levi: le chemin brisé

Primo Levi

Pourquoi un mur ?

C’est un mur contre lequelPrimo Levi s’est heurté : le lieu de l’enfermement, du discours a priori.

Le lieu qui assigne à l’autre une place déterminée.

Le mur contre lequel le fragile chemin de l’Homme se brise.

Mais de l’autre côté de ce mur, l’écriture permet le dépassement : « La lettre a deux visages » (vidéo)




Isabelle Bonté (2007)

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Commandes publiques (dernière réalisation Pantin)

Pour une résidence "Les jardins Montgolfier" à Pantin,
jeux d'ombres et de lumières sur la peau du bâtiment.
Avec le soleil, des mots s'écrivent ou s'effacent, inscrivant alors la dimension du temps qui passe.

Exemple: le mot "visible" devient "invisible" avec l'ombre de "in" , de même "time" et "intime"

Juillet 2007

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Abîmes

Corps : dimension variable de 1m70 à 20 cm / Résine aspect plâtre

2004-2005